• Blocus.

    Comme l'indique de titre, je vais parler de blocus. Plus précisément de celui qui a eu lieu dans mon lycée. Si vous êtes français et lycéen, vous n'avez pas pu ne pas remarqué les blocus d'aujourd'hui, à moins bien sûr que vous soyez dans un lycée de blaireau ou en privée.

    Il y a peu je me plaignais, sur Facebook, du manque de participation des élèves de notre lycée aux blocus. En effet, pas un blocus n'avez eu lieu depuis le début de l'année, pensée que tout les lycées Parisien résistaient contre les réformes du gouvernement, sauf le notre me faisait honte. A chaque fois que j'en parlais avec les élèves de ma classe, la réponse était la même: "va le faire tout seul ton blocus". Mais il semblait que je n'étais pas le seul à pensé au blocus, en effet, si les élèves de ma classe n'était pour la plupart pas disposés ne serait-ce qu'à se renseigner sur les réformes, d'autres étaient à l'écoute. Un soir, sur Facebook, je reçu une invitation aux blocus et aux manifs du 15 décembre. M'invitant au passage à faire passer les mot.

    Petit moment de doute, cela servira-t-il à quelque chose? Qui ne tente rien n'a rien, j'envoyai quand même. Le lendemain, sur un coup de tête, nous décidions de faire blocus. J'en profitais pour rallier à notre cause deux élèves en leur expliquant les reformes. A peine la première expliqué, ils étaient déjà prêt pour le blocus. Nous nous donnions rendez-vous à 07h00 devant le bahut.

    Le lendemain, debout à 06h00, sortit à 06h40, arriver à 06h55, personne.Il fait encore nuit. Les lumières du bahut sont déjà allumés, les gardiens veilles. Je passe devant sans me faire remarquer. Quelques minutes plus tard, une personne se dirige vers le lycée, un allié  pensais-je, mais en me voyant, il se mit à courir dans l'autre direction, peut-être étais-je effrayant? Qu'importe, j'attends mes camarades. Le froid commence à se faire sentir, à 07h00, trois ombres se profile. Les silhouettes se dessinent, j'aperçois leurs visages, je ne suis pas sûr, mais, je crois en reconnaître un... Oui, c'est bien lui, E... Nous nous saluons comme à notre habitude par une poignée de main, je salue aussi les deux autres, je ne l'ai connais pas mais nous nous entendons déjà. Nous décidons d'aller chercher des poubelles, aaah les poubelles, la meilleur arme des lycéens en temps de blocus. J... le lycée d'à côté est déjà bloqué par les poubelles et les lycéens sont plus nombreux que nous. Mais alors que nous cherchions des poubelles, des renforts arrive, P..., A..., G..., C..., L... ils viennent tous pour nous aider, R... est en route ainsi que J... et les autres attendent aussi du monde. Nous prenons les poubelles du quartier, des alentours, nous soulevons un lit jeter à l'entrée d'une cité et nous entreposons tout à une cinquantaine de mètres du lycée. Nous ne voulons pas attirer l'attention des gardiens pour l'instant, pas avant d'être plus nombreux et d'avoir préparer nos poubelles.

    A partir de maintenant, je serais bien incapable de vous dire l'heure, je ne pensais plus à sortir mon portable, il faisait trop froid pour cela et je n'avais pas pensé à prendre de gants. Je commençais à comprendre que la vie de clodo est plus difficile qu'il n'y parait, et que, croyez moi, leurs souffrances valent bien toutes les piécettes du monde.

    A xxhxx, nous décidions donc de passer à l'action. Nous étions une vingtaine, en pleine nuit, dans les rue de Paris, à nous battre pour l'école, pour le droit au savoir, pour la démocratie. La savez t-il tous? Je savais que L... se battait, lui, pour ne pas avoir cours, noble cause certes, mais pas autant que la mienne. Nous avions réunis une trentaine de poubelles, je crois, et nous commencions à les déplacés alors que certains nous rejoignaient encore et qu'au lycée J..., une petite armée était en train de se constituer.

    Après avoir placé les poubelles devant les grilles, environs 10 minutes plus tard, la police fit son entrée, appeler par le proviseur. Ils se placèrent gentiment à l'intérieur, sur le parvis, derrière les grilles que nous bloquions et ne tentèrent rien. Ils avaient raison, nous étions maintenant une trentaine et ils étaient six. Les renforts n'allez pas venir en cas de dérapages car tout les lycées de Paris se faisait bloqués. La lune disparaissait et le soleil prenait la relève dans le ciel, nos troupes grandissaient, contrairement à celle de la police. Je décidais d'acheter une Choupa Chups à la boulangerie. En passant devant J..., je vis que toute la rue était bloqué par les lycéens, ce n'était pourtant pas encore l'heure des cours, ils étaient donc tous là pour le blocus. Plus loin, trois policiers interpellaient une femme et un homme. "Soit ils font leur boulot, ce qui serait étonnant, sois ce sont des sans papiers" pensais-je. Je me souvins que j'avais promis la veille, à A... de lui envoyé un SMS si le blocus réussissais. Malheureusement(pour elle, j'étais quand même content de pas avoir à me bouger les doigts par se froid) je ne pouvais encore être sûr de rien, les premiers lycéens n'arriver pas encore mais nous approchions de 08h10. L'heure des cours arriver, nous fîmes une brèche dans notre barrière anti-UMP pour laisser entrer les collégiens, nous sommes dans une cité scolaire, nous partageons donc l'établissement avec les minus et les moins minus. Le tri fut facile, en effet, aucun lycéen ne voulait entrée de toutes façons, même les collégiens hésitaient, après tout pour eux, le blocus n'était t-il pas une excuse pour ne pas aller en cours? Les profs entrèrent aussi.

    Le blocus était un succès, nous restâmes tous là, a attendre jusqu'à 10h00. Moi, J... et R... décidions de rentrer, pour un temps, chez moi afin de nous réchauffez. Mes mains me brûlez et la peau de mes doigts se contracté. Une fois à la maison, j'allumai mon ordinateur portable et j'envoyai la nouvelle sur Facebook et Twitter. Furent rassurer ce qui doutaient de l'efficacité de notre blocus et ceux qui avaient décidés que, avec ou sans blocus, ils ne viendraient quand même pas. Nous étions de retour vers 10h00, E... était présent, son lycée avait été bloqué et il avait décidé de nous rendre visite. Il appela A... qui nous annonça que Sophie Germain était aussi bloqué avant de nous rejoindre.

    A midi, je partis avec A... pour aller manger, lui chez lui, moi chez lui... Puis chez moi parce que faut pas déconné non plus.

    A 13h00, le ventre plein, je décidais de ne pas aller à la manif, trop fatigué(je m'étais battu contre Chuck Norris la veille, même que j'ai gagné en plus!), je m'endormis pour ne me réveillais qu'à 18h30.

    Je découvrais ensuite, sur ma messagerie Facebook, que les blocus allaient reprendre jeudi et qu'il y aurait une prochaine manif ce même jour.

    Demain, mercredi, nous déciderons de ce que nous allons faire.


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